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Les moulins de pierres ou moulins tour.
Par opposition aux moulins sur pivots, les
moulins tours ont un corps maçonné. Les matériaux employés dépendent
de la région de construction. Le prix du transport étant élevé
autrefois, les maçons de servaient sur place. Moellons calcaire recouvert
d'un enduit à la chaux pour la Provence, pierres blanches de taille en
aquitaine, granit en Bretagne, briques dans le nord.
Dans ce type de construction, seul le dôme tourne
pour orienter les ailes au vent.
Il tourne sur lui même grâce à des galets roulant sur une
pièce circulaire appelée sablière posée au sommet du corps
.
L'orientation est confiée soit à une queue ( grande perche reliée à la
toiture descendant jusqu'au sol ) que l'on retrouve en Languedoc-Roussillon,
en Quercy, en Vendée dans le Nord, et sur certains moulins au Portugal ,
soit par un manche que
l'on fichait dans la sablière supérieure, horizontalement, et que le
meunier poussait à la sueur de son front, soit encore par un cabestan interne, sous le dôme, s'accrochant d'une part à la
toiture et d'autre part au mur circulaire.
Certains moulins, les plus récents pouvait aussi avoir une crémaillère
circulaire en fonte (moulin de Péxiora).
En Provence, le corps est cylindrique. Le mur
est percé d'un voir deux fenestrons. Le
moulin n'a pas de queue. La toiture est
recouverte de longues planches. Elle est en deçà
de la maçonnerie. Elle ne déborde pas. La pluie (
lorsqu'elle tombe!!) est soit collectée
dans un chéneau, canal creusé dans le mur, puis évacuée par des tuiles
romaines inversées (moulin de Cézanne au Tholonet, Moulins de Daudet à
Fontvieille) , soit évacuée le long du mur car le sommet du mur est
tronqué ( moulin de Puyricard, moulin de Cabriès, moulin de Carry le
rouet). Ils ne sont pas très haut. Ce n'est pas nécessaire, car le vent
est puissant au raz du sol (mistral, tramontane) .
En Languedoc-Roussillon, le corps est
fortement tronconique. Il se nomme le buc. La toiture déborde du mur et
protège le corps complètement.
En Vendée, Bretagne, le corps est soit
cylindrique, soit avec sa base plus étroite que sa tête. On le dit
coquetier, petit pied ou grosse tête. Leur toiture est recouverte d'essentes
( planchettes en bois rectangulaires à l'extrémité inférieure plate,
arrondie ou en pointe, dont le fil est dans le
sens de l'écoulement de la pluie).
Dans tous ces moulins, les meules et les pièces sommières
sont solidaires de la maçonnerie. Elles ne sont pas orientées avec la
toiture. La majorité du temps, il n'y a qu'une seule paire de meules,
centrée au corps du moulin pour que la denture du rouet reste engagée
dans la lanterne lorsque la toiture tourne. Plus rarement, dans les gros moulins, il pouvait y avoir
deux paires de meules, l'une à côté de l'autre (ex: moulin de Carlucet,
près de Rocamadour).
En Lauragais, les derniers moulins avaient aussi 2 paires de meules au
rez-de-chaussée. L'une pour la farine, l'autre pour broyer le grain pour
les animaux. le choix de la meule se faisant en engrainant l'une ou
l'autre lanterne sur le hérisson.
L'avantage de se système est le
peu de pièces en mouvement lors de l'orientation des ailes au vent.
Dans le Nord, de grands moulins tronconiques
à plusieurs étages existent. Les ailes n'arrivant pas jusqu'au sol, un
grand plancher circulaire ceint le moulin pour que le meunier puisse accéder
aux ailes pour y disposer les toiles .
Un second type de construction plutôt rare dans nos contrées, se sert de la
maçonnerie comme support du roulement du dôme uniquement. Une structure
en bois montée sur pivot supporte l'ensemble de la mécanique, y
compris les meules. Deux exemples connus, le moulin de Vertain à
Templeuve (59) et le moulin Choix à Gastins(77)
On retrouve ces différents types suivant les régions sans trop se
mélanger.
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